IRAK

Nizar Amidi
Président

Mohammed Chia al-Soudani
Premier Ministre
L'Irak est un carrefour géopolitique majeur du Moyen-Orient. Le pays partage ses frontières avec la Turquie au nord, l'Iran à l'est, le Koweït et l'Arabie saoudite au sud, ainsi que la Jordanie et la Syrie à l'ouest. Il dispose d'une façade maritime très étroite sur le golfe Persique au sud-est (environ 58 kilomètres de côtes). Le cœur du pays est structuré par le bassin hydrographique du Tigre et de l'Euphrate, formant la riche plaine alluviale historique de la Mésopotamie où se concentre l'essentiel de l'activité agricole et des grands centres urbains. Topographiquement, le pays se divise en trois grandes zones : de vastes plateaux désertiques à l'ouest et au sud (le désert de Syrie et d'Arabie), la plaine mésopotamienne au centre, et une région montagneuse accidentée au nord et au nord-est (le Kurdistan irakien), dont les sommets dépassent les 3 000 mètres.
Régime
République
Capitale
Bagdad
Langue(s) officielle(s)
Arabe
L'Irak moderne occupe le territoire de l'ancienne Mésopotamie, considérée comme l'un des berceaux de la civilisation humaine, qui a vu se succéder les empires sumérien, akkadien, babylonien et assyrien. À l'ère islamique, Bagdad a rayonné comme la capitale du califat abbasside, véritable centre intellectuel et culturel mondial avant sa destruction par les Mongols au XIIIe siècle. Le territoire a ensuite été dominé par l'Empire ottoman pendant quatre siècles. L'État irakien moderne a été tracé à la suite de la Première Guerre mondiale sous mandat britannique, avant d'acquérir son indépendance en 1932 sous la forme d'une monarchie. L'instauration de la république en 1958 a ouvert une période d'instabilité, aboutissant à l'hégémonie de plusieurs décennies du parti Baas. Cette ère a été marquée par une centralisation brutale, la guerre meurtrière contre l'Iran dans les années 1980 et la guerre du Golfe en 1991. L'invasion du pays par une coalition internationale menée par les États-Unis en 2003 a mis fin à ce régime, entraînant une refonte totale de l'État. Les deux décennies suivantes ont été dominées par l'instabilité institutionnelle, la violence sectaire et une longue guerre contre l'insurrection djihadiste, culminant avec la défaite territoriale de l'organisation État islamique (Daech) à la fin des années 2010.
Superficie
438,317.00 km²
Population
46.118.793 habitants
Unité monétaire
Dinar
L'Irak est constitutionnellement une république parlementaire, fédérale et démocratique. Le pouvoir exécutif est asymétrique : le chef de l'État (Président de la République) exerce des fonctions principalement honorifiques et de garantie constitutionnelle, tandis que l'essentiel du pouvoir exécutif, la direction des forces armées et la conduite de la politique nationale sont détenus par le chef du gouvernement (Premier ministre). Le pouvoir législatif est confié au Conseil des représentants (le parlement), qui a pour rôle d'élire le président, de légiférer et d'approuver ou renverser le gouvernement.
L'architecture institutionnelle est profondément influencée par le système informel de la muhasasa (système des quotas ethno-confessionnels), conçu pour maintenir l'équilibre post-2003 : par convention politique, la présidence de la République revient à un membre de la minorité kurde, la présidence du Parlement à un Arabe sunnite, et la direction du gouvernement à un Arabe chiite (la confession majoritaire du pays). Enfin, l'Irak se distingue par un fédéralisme asymétrique : le Kurdistan irakien, au nord, est une région autonome dotée de son propre gouvernement, de son parlement régional et de ses propres forces de sécurité.
L'architecture institutionnelle est profondément influencée par le système informel de la muhasasa (système des quotas ethno-confessionnels), conçu pour maintenir l'équilibre post-2003 : par convention politique, la présidence de la République revient à un membre de la minorité kurde, la présidence du Parlement à un Arabe sunnite, et la direction du gouvernement à un Arabe chiite (la confession majoritaire du pays). Enfin, l'Irak se distingue par un fédéralisme asymétrique : le Kurdistan irakien, au nord, est une région autonome dotée de son propre gouvernement, de son parlement régional et de ses propres forces de sécurité.